L'inspection commune préalable (VIC) : à quoi ça sert ?
Avant toute intervention d'une entreprise extérieure, une inspection commune préalable est obligatoire. À quoi sert cette « VIC », qui y participe et ce qu'elle doit couvrir.
L'inspection commune préalable (VIC) : à quoi ça sert ?
Quand une entreprise extérieure intervient dans les locaux ou sur le site d'une
entreprise utilisatrice, on ne commence pas les travaux sans s'être parlé. La
inspection commune préalable — souvent appelée « VIC » sur le terrain — est
l'étape obligatoire qui conditionne le plan de prévention. Voici son rôle.
Une obligation avant les travaux
Le Code du travail (articles R. 4512-2 et suivants) impose, avant le début des
travaux, une inspection commune des lieux entre l'entreprise utilisatrice et la
ou les entreprises extérieures. Son objectif : reconnaître les lieux, partager les
informations sur les risques et organiser la prévention avant que la
co-activité ne crée des situations dangereuses.
Cette inspection est le préalable indispensable à l'établissement du plan de
prévention : c'est en marchant ensemble sur le site qu'on identifie les risques
d'interférence entre les activités.
Qui y participe ?
L'entreprise utilisatrice (celle qui accueille les travaux), via un
représentant qui connaît les lieux et les risques.La ou les entreprises extérieures qui vont intervenir.
Selon les cas, les représentants du personnel (CSE) et le service de
prévention peuvent être associés.
Chacun apporte sa connaissance : l'utilisateur sur les risques du site, l'extérieur
sur les risques de ses propres travaux.
Ce qu'elle doit couvrir
L'inspection commune permet notamment de :
délimiter le secteur d'intervention de l'entreprise extérieure ;
identifier les risques propres au site (circulation, zones dangereuses,
installations, produits) et ceux liés aux travaux à réaliser ;repérer les risques d'interférence entre les activités (co-activité) ;
définir les consignes : accès, circulation, zones interdites, moyens de
secours, procédures d'urgence.
Les constats de cette inspection alimentent directement le plan de prévention, qui
formalise les mesures décidées et leur répartition entre les entreprises.
Inspection commune et plan de prévention
L'inspection commune précède et nourrit le plan de prévention. Le plan de
prévention, lui, est écrit et obligatoire dès que les travaux atteignent
400 heures sur 12 mois ou qu'ils figurent sur la liste des travaux
dangereux. Mais l'inspection commune préalable, elle, est requise quelle que
soit la durée, dès qu'il y a intervention d'une entreprise extérieure.
Concrètement, le bon réflexe : planifier l'inspection commune suffisamment tôt,
en consigner les constats, puis formaliser le plan de prévention à partir de ces
éléments — et le tenir à jour si de nouvelles entreprises arrivent.


