Exemple de PPSPS rempli et commenté
Un PPSPS rempli, section par section, sur un chantier fictif — avec ce qu'il faut écrire dans chaque rubrique et les erreurs à éviter. Le repère concret pour rédiger le vôtre.
Exemple de PPSPS rempli et commenté
Comprendre la théorie du PPSPS, c'est bien. Voir à quoi ressemble un document
réellement complété, c'est mieux. Voici un exemple commenté, sur un chantier
fictif, pour vous montrer quoi écrire dans chaque rubrique — et ce qui fait la
différence entre un PPSPS utile et un document « pour la forme ».
Chantier d'exemple : réfection de la toiture d'un bâtiment tertiaire,
entreprise de couverture, effectif 4 compagnons, durée 3 semaines.
1. Renseignements généraux
On y indique l'entreprise (raison sociale, adresse, SIRET), la personne chargée
de diriger l'exécution des travaux, le responsable sécurité et
l'effectif prévisionnel avec son évolution.
Exemple : « SARL Couverture Martin — 4 compagnons (montée à 5 en semaine 2
pour la pose des bardages). Chef de chantier : M. Dubois. »
À éviter : laisser « effectif : variable ». Donnez une fourchette datée.
2. Description des travaux
Décrivez les travaux confiés et leur phasage. C'est ce qui permet d'anticiper
les risques.
Exemple : « Semaine 1 : dépose de l'ancienne couverture. Semaine 2 : pose de
l'écran sous-toiture et des liteaux. Semaine 3 : couverture tuiles + finitions
et zinguerie. »
3. Analyse des risques et prévention
C'est le cœur du document. Pour chaque phase, on liste le risque, la mesure de
prévention, et qui en est responsable. On distingue les risques exportés (que
vos travaux font courir aux autres) des risques importés.
Phase Risque Mesure de prévention Dépose Chute de hauteur ; chute d'objets Échafaudage de pied + filets ; périmètre balisé au sol Pose Chute de hauteur Garde-corps périphériques, harnais sur points d'ancrage Zinguerie Brûlure (chalumeau), incendie Permis de feu, extincteur à poste, écran pare-flammes
Risque exporté commenté : la dépose génère des chutes de gravats → on protège
les autres entreprises et le public par un balisage au sol et des horaires
coordonnés (pas de circulation sous la zone pendant la dépose).
À éviter : des mesures vagues (« faire attention »). Une mesure se vérifie sur le
terrain (présence du garde-corps, harnais porté, extincteur en place).
4. Secours et évacuation
On y note les SST présents, l'emplacement de la trousse, les numéros
d'urgence (15, 18, 112), l'hôpital le plus proche et l'itinéraire d'accès des
secours.
Exemple : « 1 SST par équipe. Trousse dans l'algeco. CHU à 8 min — itinéraire
affiché à l'entrée. »
5. Hygiène et installations
Vestiaires, sanitaires, point d'eau, local de restauration, eau fraîche en cas de
forte chaleur. Sur un petit chantier, on précise les installations mises à
disposition (base-vie commune, cantonnement…).
6. Diffusion et visa
Le PPSPS est daté, signé, transmis au coordonnateur SPS avant le démarrage,
et mis à jour (version A, B, C…) à chaque évolution.
Ce qui distingue un bon PPSPS
Des mesures concrètes et vérifiables, pas des généralités.
Une analyse par phase, qui suit réellement le déroulé du chantier.
La prise en compte de la co-activité (les autres entreprises présentes).
Un document vivant, mis à jour, pas archivé puis oublié.
Pour aller plus vite, partez d'un modèle structuré : vous remplissez les variables
du chantier et vous concentrez votre temps sur l'analyse des risques — la seule
partie qui demande vraiment votre expertise.



